Il existe plusieurs addictions qui ne sont pas liées à l'emploi de psychotropes :
- les addictions alimentaires (boulimie, anorexie)
- le sport intensif et le dopage (souvent associés)
- le jeu pathologique (lotos, casino, poker)
- l'achat compulsif (ce sont surtout les femmes qui sont concernées...)
- la cyberdépendance ( Blogus n'en parlera pas pour ne pas risquer de se tirer une balle dans le pied...)
- la dépendance au travail
Le sujet atteint de cette addiction est appelé en médecine workaholic ou workaddict, termes
inventés dans les années 90 qui fusionnent "work" et "alcoholic" ou "addict".
Présentation
Heures supplémentaires, repas sur le pouce, manque de sommeil, travail rapporté à la maison, vacances écourtées, sigle RTT inconnu, cela vous rappelle quelqu'un ?
Le workaholisme est la relation pathologique d'un individu à son travail qui se caractérise par une compulsion à lui consacrer de plus en plus de temps au détriment des autres aspects de son
existence : vie familiale et sociale, loisirs et culture (Blogus rajouterait glandouille...) .
Véritable dépendance et fuite en avant, le workaholic est en manque s'il ne lui est pas possible de travailler .
Dans notre société la dépendance au travail non seulement n'est pas reconnue mais est considérée comme une vertu.
Phénomène accentué, depuis quelques mois par une crise de Sarkozite aiguë .
La contagion gagne par mimétisme social, l'addiction au travail étant une dépendance propre, comme le cannabis serait une drogue douce .
Le sujet a l'air actif, appliqué, d'avoir du succès et de maitriser sa vie mais cette drogue sournoise peut avoir des conséquences graves, mortelles dans certains cas( voir le Karoshi au Japon)..
Des conséquences graves
Le workaholic vit dans un état de stress chronique qui peut mener à des problèmes sérieux de santé physique et mentale :
- maux de tête et migraines
- tension artérielle entrainant un risque accru de maladies cardiovasculaires
- ulcère, indigestion, constipation, diarrhée
- dépression, anxiété
- irritabilité, colère, agressivité
Mais il n'est pas le seul à souffrir, son conjoint se sent ignoré et parfois est maltraité ce qui tend à augmenter la proportion de divorces .
Ce climat malsain a souvent des répercussions sur les enfants dont l'éducation n'est assurée que part un des deux parents . Plus tard à l'adolescence, ils peuvent adopter, par mimétisme, des
comportements compulsifs et devenir eux-mêmes workaddict .
Sur le plan professionnel, le travail en équipe avec le workaholic est difficile parce qu'il a tendance à tout vouloir contrôler et à cause de l'esprit de compétition qui l'anime .
Mais en fin de compte quand la fatigue est bien installée, ses performances diminuent et mis sur la touche par son employeur, il est remplacé par un nouveau workaholic plus jeune.
Le sujet réalise alors que sans son travail il n'est plus rien .
Existe-t-il un traitement ?

Le traitement nécessite, comme pour toute addiction, que le malade reconnaisse sa dépendance .
Ce qui est d'autant plus difficile quand "travail plus", comme finalité, est élevé au rang des valeurs fondamentales de la république, dans un pays où on cherche à remplacer
"Liberté-Egalité-Fraternité" par "Travailler plus-Consommer plus-Chacun pour soi" .
En témoignent les campagnes de publicité qui ne vont pas tarder à envahir nos villes et nos campagnes (t'en rajoute pas un peu Blogus ?) .
La psychothérapie est recommandée, accompagnée, hélas pour la sécu, d'antidépresseurs.
Bien-sûr la prescription médicale, parfois nécessaire mais la plus difficile à supporter par le workaholic, est l'arrêt de travail quand celui-ci n'a pas encore été provoqué par le
licenciement.
Les thérapies de groupe fonctionnent bien également puisqu'elles confrontent les participants à la même problématique, ce qui peut les aider à prendre conscience de la gravité de leur
addiction .
Pour réussir leur sevrage, ces bourreaux de travail doivent bien-sûr adopter les règles d'une vie saine :
- débaucher à l'heure
- remettre au lendemain ce qu'ils ne peuvent pas faire le jour même
- ne pas emmener de travail à la maison
- prendre des vacances régulièrement
- faire en sorte de ne pas penser à leur travail pendant les loisirs
Les autorités sanitaires n'ont pas pris la mesure de l'épidémie qui nous guette parce que le mal et ses conséquences sont diffus. Mais les dégâts collatéraux sont importants tant au
niveau familial que social.
Un Président workaholic n'arrange pas les choses surtout quand il confond gesticulation avec efficacité, caractéristique d'ailleurs des dépendants en sur-régime .
Pourtant, plus tard (trop tard ?), à l'instar de l'amiante ou du sang contaminé pourra-t-on dire : "je ne savais pas"...
Faites le test :"êtes-vous un workaholic ?" de Bryan Robinson .
Vous pouvez consulter également le dossier "quand le travail devient une
dépendance" .
Publié dans : workaholic
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Par leptitquinquin
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Quelques-uns des plus grands cigarettiers au
monde savent depuis des dizaines d'années déjà, notamment sur base de leurs propres enquêtes, que leur produit contient du polonium radioactif, une substance mortelle. Mais ils ont toujours tenu ce
fait secret, rapporte le quotidien
The Independent on Sunday.
On sait depuis des années que le goudron et la nicotine sont des produits très nocifs pour la santé. C'est d'ailleurs souvent sur ce terrain que les campagnes antitabac attaquent. Le numéro de
septembre du périodique
American Journal of Public Health révèle la présence d'une autre matière hautement toxique dans les cigarettes: le polonium-210. Cette substance peut provoquer le
cancer du poumon.
Selon des chercheurs d'un hôpital du Minnesota (centre-nord des Etats-Unis), plus de 1.500 documents internes à de grosses multinationales du tabac laissent apparaître que ces firmes savent depuis
plusieurs années déjà, au moyen de leurs propres enquêtes, que du polonium est présent et elles n'ignorent pas les dangers qui en découlent.
"Là où les lobbies du tabac essayent de continuellement mettre en doute les dangers du tabac, la présence du polonium 210 et les risques inhérents ont tout simplement été tus", selon la chercheuse
Monique Mugli. De crainte que la révélation de tels faits ne mène à toute une série de procès. Ou, pour reprendre une des notes en question, pour "ne pas réveiller un ogre qui dort".
Publié dans : tabac
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